Les monuments guérandais

Les fortifications

En 1343, suite au sac de Guérande par les troupes de Charles de Blois, Jean de Montfort demande le renforcement massif de la ville en développant les fortifications; ordre est donné de "faire creuser des fossés et de fermer la ville de meilleures murailles".

L'enceinte dans son aspect actuel s'étend sur 1333 mètres ; elle est percée de quatre portes : Saint-Michel à l'est, Vannetaise au nord, Bizienne à l'ouest et de Saillé au sud. En 1848, une ouverture supplémentaire est ouverte au sud-ouest des courtines : c'est la poterne du Tricot.

Les remparts sont classés au titre des monuments historiques dès 1877.

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La porte Saint-Michel

 La porte Saint-Michel, par sa monumentalité, marque l'entrée principale de la cité médiévale. Datée des années 1440-1450, elle est vraisemblablement agrandie et surélevée à partir de vestiges plus anciens.

Logis-châtelet, elle associe une fonction militaire, avec ses deux tours semi-ronde couronnées de mâchicoulis et ses ouvertures de tir, et une fonction civile en tant qu'habitat noble : celui du capitaine de ville puis du gouverneur de la ville après 1532.

Ouverte à l'est sur la route de Nantes, la porte principale de la cité est le symbole de la puissance des ducs de Bretagne, représenté par le capitaine de ville.

La collégiale Saint-Aubin

Située au coeur de la cité, la collégiale Saint-Aubin s'impose par sa masse et son élévation. Son histoire et son architecture complexe sont marquées par de nombreuses campagnes de construction et de restauration.

En 1342, les chroniques indiquent que cinq églises de Guérande sont brûlées lors du siège de la ville par Louis d´Espagne. La collégiale est certainement touchée puisque trente ans plus tard, elle est encore l'objet de travaux. 

En 1705-1706, un ouragan cause des dommages au clocher qui s'effondre. Une nouvelle tempête en 1785 abat une flèche de la collégiale. Au 19e siècle, l´église est restaurée à plusieurs reprises. Vers 1871, la façade occidentale est reprise avec la modification de la tour de l´horloge. Elle est remplacée par une flèche de style néogothique. Cette dernière, effondrée le 28 novembre 1876, est remplacée en 1884-1885 lors de la reconstruction de la façade ouest par l'architecte Eugène Boismen.

Malgré ces bouleversements, l'édifice garde une certaine harmonie d'ensemble et conserve de nombreuses caractéristiques de l'architecture religieuse bretonne de la fin du Moyen Age. 

A voir dans la collégiale Saint-Aubin

La chaire à prêcher extérieure, du 15e s., au pied de la façade occidentale.
Le porche sud, construit au 15e s. et décoré à la Renaissance.
Le choeur à l'architecture dite "illusioniste".
La "salle basse" et les gisants de Tristan de Carné et de sa femme.
Les piliers de la nef ornementés de chapiteaux à motifs végétaux ou historiés (Martyr de Saint Etienne, Daniel dans la fosse aux lions...)
Les stalles, en bois sculpté, de 1650.
Les vitraux, du 14e s. (vitrail de St Pierre) au 19e s.
Les nombreuses chapelles.
Les retables baroques.
Les stalles du choeur, les tableaux, statues et l'ensemble du mobilier sacré...

La chapelle Notre-Dame-la-Blanche

Siège d’une paroisse urbaine au Moyen Age, elle est le plus ancien édifice intra-muros de Guérande. Construite au 13e s., elle est sans doute liée au bourg de Guérande dont l'existence est attestée en 1206.

C’est dans cette chapelle qu'est signé le second traité de Guérande qui met un terme à la guerre de Succession de Bretagne.

Au 19e s., Un important programme de travaux est réalisé . : voûtage en tuffeau, construction du clocher, réaménagement de l'intérieur...